Mon départ est donné, les heures se succèdent. Après une nuit entière de nage, j’apprécie l’arrivée du jour . Je suis dans mon rythme, les ravitaillements ponctuent mon effort…. Ayant déjà réalisé de très longues distances en nage, je sais ce qu’il faut faire pour durer.
Après 30 heures, j’ai parcouru environ 60 kilomètres mais depuis quelques heures je sens bien que cela se complique, les courants sont contraires et ils sont beaucoup plus forts que prévu.
Je nage, mais j’avance de moins en moins. J’ai entamé ma deuxième nuit mais j’ai parcouru à peine 500m en 1 heure et cela se renouvelle les 2 heures suivantes ! Je tente quand même de résister, je dépense évidemment beaucoup plus d’énergie, mais le résultat est le même, je dois toujours lutter contre le courant.
Et au bout d’un moment, la question n’est plus de savoir si je peux continuer à nager, ça je sais que je peux, mais la question devient : est-ce raisonnable de poursuivre alors que toute progression devient quasi impossible.
Alors nous décidons d’arrêter.
Mon corps et ma tête étaient prêts à réaliser cette traversée de 160 km mais les éléments peuvent être imprévisibles. Ces 30 heures nagées et ces 60 km parcourus ont montré que ma préparation aussi bien physique que mentale était bonne car je me suis senti très bien tout au long et même à ma sortie de l’eau j’étais incroyablement en forme.
J’aurais évidemment préféré continuer, j’avais les capacités pour aller au bout mais on ne peut aller contre cette Nature que je respecte tant.
Je remercie toute l’équipe qui était avec moi sur le bateau qui a donné le maximum pour que tout se passe au mieux et toutes les personnes qui étaient en France à me soutenir. Parmi ces personnes, il y a évidemment vous, Remake, qui m’avez accompagné dans les semaines de préparation et qui avez rendu ce projet possible. Sans vous c’est très clair, rien n’aurait pu se faire.
Le record attendra mais bien sûr je continue à m’entraîner avec cette passion qui m’anime pour réaliser de grandes traversées.
Merci encore à toute l’équipe Hellio !
Mon départ est donné, les heures se succèdent. Après une nuit entière de nage, j’apprécie l’arrivée du jour . Je suis dans mon rythme, les ravitaillements ponctuent mon effort…. Ayant déjà réalisé de très longues distances en nage, je sais ce qu’il faut faire pour durer.
Après 30 heures, j’ai parcouru environ 60 kilomètres mais depuis quelques heures je sens bien que cela se complique, les courants sont contraires et ils sont beaucoup plus forts que prévu.
Je nage, mais j’avance de moins en moins. J’ai entamé ma deuxième nuit mais j’ai parcouru à peine 500m en 1 heure et cela se renouvelle les 2 heures suivantes ! Je tente quand même de résister, je dépense évidemment beaucoup plus d’énergie, mais le résultat est le même, je dois toujours lutter contre le courant.
Et au bout d’un moment, la question n’est plus de savoir si je peux continuer à nager, ça je sais que je peux, mais la question devient : est-ce raisonnable de poursuivre alors que toute progression devient quasi impossible.
Alors nous décidons d’arrêter.
Mon corps et ma tête étaient prêts à réaliser cette traversée de 160 km mais les éléments peuvent être imprévisibles. Ces 30 heures nagées et ces 60 km parcourus ont montré que ma préparation aussi bien physique que mentale était bonne car je me suis senti très bien tout au long et même à ma sortie de l’eau j’étais incroyablement en forme.
J’aurais évidemment préféré continuer, j’avais les capacités pour aller au bout mais on ne peut aller contre cette Nature que je respecte tant.
Je remercie toute l’équipe qui était avec moi sur le bateau qui a donné le maximum pour que tout se passe au mieux et toutes les personnes qui étaient en France à me soutenir. Parmi ces personnes, il y a évidemment vous, Remake, qui m’avez accompagné dans les semaines de préparation et qui avez rendu ce projet possible. Sans vous c’est très clair, rien n’aurait pu se faire.
Le record attendra mais bien sûr je continue à m’entraîner avec cette passion qui m’anime pour réaliser de grandes traversées.
Merci encore à toute l’équipe Hellio !
Figure singulière de la natation française, Stève Stievenart s’est imposé comme l’un des visages les plus audacieux de l’ultra-endurance en milieu naturel. Ancien nageur de bassin, il choisit très tôt de quitter les lignes chlorées pour se confronter à l’imprévisibilité des mers et des océans, où le froid, les courants et la fatigue redéfinissent chaque défi.
Au fil des années, il bâtit un parcours hors normes, enchaînant des traversées réputées parmi les plus exigeantes au monde.
De la Manche aux eaux glaciales de régions septentrionales, Stève se distingue par sa capacité à repousser les limites physiques et mentales, souvent dans des conditions extrêmes. Son approche, rigoureuse et méthodique, s’appuie autant sur une préparation scientifique que sur une résilience forgée dans l’effort solitaire.
Mais au-delà de la performance, l’athlète développe une véritable philosophie de l’engagement. Chaque nage devient un récit, une immersion prolongée dans un environnement brut, où l’humain compose avec les éléments. À travers ses expéditions, il porte également des messages liés à la protection des océans et à la connaissance du corps face aux milieux hostiles.
Aujourd’hui, Stève Stievenart incarne une nouvelle génération d’explorateurs sportifs : des athlètes pour qui la quête de sens rivalise avec la quête de performance, et pour qui chaque horizon franchi ouvre une nouvelle frontière à explorer.